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L’église St Anne

_MG_1118XIIe siècle
Calcaire

Le chœur date de l’époque romane.
Le chevet comporte des ouvertures en plein cintre.

Arcatures

ArcaturesXIIe siècle
Calcaire
Église Sainte-Anne
Le mur du sud de l’église romane est orné d’arcatures dont certaines sont en plein cintre et d’autres de forme ogivale.
Ces dernières sont liées à la présence d’une porte dans la travée qui a obligé à rétrécir les deux arcades voisines.

 

AUTEL

autelPremière moitié du XVIIIe siècle
Bois peint et doré
Eglise Sainte-Anne.

Ce maître-autel présente une grande unité. L’antependium représente l’Assomption dans un cadre rocaille.
Le tabernacle, finement sculpté, est orné d’un agneau couché qui symbolise le sacrifice du Christ.

RETABLE

retableXVIIIe siècle
Bois et pierre
Eglise Sainte-Anne

Ce retable tripartite comprend une grande toile cintrée de l’Annonciation encadrée par des pilastres corinthiens.
La corniche arrondie est ornée d’une gloire, et surmontée de pots à feu et d’une croix autour de laquelle s’enroule un serpent. Les portes qui mènent à la sacristie sont ornées de toiles représentant saint Eutrope et l’Education de la Vierge.

 

LES VITRAUX

vitrail

XVIIIe siècle
Verre
Eglise Sainte-Anne

Chaque vitrail de Moult comporte à la fois des pièces peintes pour la fresque du pourtour et des pièces gravées pour le motif central.
Les pièces peintes sont utilisées spécialement pour les personnages.
Les pièces gravées sont obtenues à partir de verre « rouge » ou « bleu » plaqué.
Le verrier « cueilleur » muni de sa longue canne choisit l’émail bleu ou rouge dans le verre en fusion, le façonne et le plonge dans une autre boule de verre blanc ou jaune puis « le souffleur » par son geste et son expérience permet à l’émail de se plaquer sur le verre.
La pièce est ensuite couverte d’un voile protecteur incisé au cutter pour reproduire le dessin puis plongée dans l’acide fluorhydrique qui ronge l’émail.
Après peinture et cuisson, le vitrail apparaît dans son inaltérable beauté.
D’autres techniques sont utilisées telles que la grisaille.
Sur le verre est appliquée une poudre d’oxyde de fer mélangée à de la gomme arabique et délayée au vinaigre de vin.
En premier lieu est dessiné le trait qui passe à la cuisson puis l’ombre est modelée avant de passer de nouveau au four.
L’or des auréoles d’anges ou de saints est obtenu par l’application d’oxyde d’argent sur l’envers de la pièce comme déjà le pratiquaient les compagnons bâtisseurs de cathédrales. Même la coupe du verre a peu évolué au cours des siècles. Au Moyen Age, chaque morceau était marqué au fer rouge puis coupé au grugeoir mais depuis la Renaissance, la taille se pratique au diamant.
Extrait du « Patrimoine des Communes du Calvados » FLOHIC Editions

L’ORGUE

_MG_5551Église Sainte-Anne


L’église de Moult comporte un orgue dont l’histoire est inconnue.
Dans son état actuel, il comporte un clavier manuel de 54 notes et 9 jeux dont 4 sont coupés en basses et dessus.
Le pédalier qui devait posséder 13 touches a disparu.
Les tuyaux sont faits de bois peint pour imiter l’étain. L’analyse du buffet et des parties mécaniques permet de supposer que cet instrument, construit pour un autre édifice, a été amené et monté en l’église de Moult pour la suite.
Il a été installé sur une tribune qui existait probablement déjà auparavant. Cette tribune a été édifiée à cet effet avec des matériaux anciens récupérérs des 17° et 18° siècles.
Selon les experts de la commission nationale des monuments historiques, l’orgue est soit d’une facture du 18° siècle soit d’un travail plus récent.
Les caractéristiques du clavier laissent entrevoir qu’il provient d’une paroisse riche ou noble (hôtel particulier). Les touches blanches sont en ivoire. Le mécanisme d’horloge, totalement mécanique, est en parfait état.
La balustrade du corps de tribune est à « traits de Jupiter ». Le buffet est en sapin. Le métal très épais des tuyaux fait apparaître pour un tuyau d’anche de dessus, clairon ou trompette, la mention suivante: « L’an 1860, j’ai été fact (sic) par Langlois facteur d’orgues à Bonnebos (sic) e (sic) plcé (sic) par Mr C. Auvraye Dt de Moult (sic) ».
La commission nationale des monuments historiques a rendu le 12 juin 2008 un avis favorable à l’inscription de l’orgue au titre des monuments historiques, ce qui fut décidé par arrêté de M. le Préfet du Calvados en date du 28 novembre 2008.