Marais

Marais de Chicheboville

Visite des marais

              Jeudi 18 juin 2020, la nouvelle équipe municipale de Moult-Chicheboville participait à une visite guidée du marais de Chicheboville, conduite par Madame Armelle Pierroult, animatrice au Conservatoire des Espaces Naturels.

              Don de l’Etat aux Chichebovillais en 1839, le marais est classé zone Natura 2000 en 1997 par l’Europe en raison de la présence de différents habitats et de certaines espèces végétales et animales comme la libellule l’Agrion de Mercure et le papillon l’Ecaille chinée. Le marais a aujourd’hui pour vocation de préserver un habitat naturel unique dans la région et d’en favoriser la découverte pour tous. D’une surface de près de 150 ha, son orientation principale consiste à entretenir un habitat comptant près de 350 parcelles : fauche, élevage, coupes de bois par des locataires ou propriétaires. Ces dernières années, la commune a entrepris des travaux d’aménagement et une politique d’achat de petites parcelles. Le but est de retrouver la richesse du marais avec le concours du Conservatoire des Espaces Naturels.

Pour préserver la biodiversité, Armelle Pierroult a rappelé aux élus que le marais doit conserver un état sauvage, ce qui, déclare-t-elle, suscite souvent l’étonnement de visiteurs habitués à de jolies allées entretenues. Aussi, pour répondre aux souhaits de tous, des zones ont été aménagées avec des chemins sur pilotis et un très joli pont enjambant le Sémillon. La visite permet de découvrir différents types d’habitats naturels, comme la prairie qui abrite des hautes herbes (graminées, reine des prés, potamot, sauge et menthe sauvages etc.) et une espèce d’araignée, très rare en France, la dolomède. Plus loin, nous découvrons une zone plus boisée dont les principales essences sont adaptées aux zones humides comme l’aulne et le frêne. De nombreux iris de couleur jaune et différentes sortes d’orchidées sauvages jalonnent le parcours mais ni le faucon hobereau, ni la vipère péliade ni le campagnol amphibie ne feront leur apparition.

La visite se termine par l’observatoire, financé par la Communauté de Communes Val ès Dunes. Il s’agit d’une longue construction de près de 20 mètres en bois équipée d’une passerelle d’accès qui permet d’observer des oiseaux comme les foulques macroules, corps noir et tache blanche sur la tête, proche parent du canard, qui est à différencier de la poule d’eau, noire avec une tache rouge sur la tête et ses petits. Des interventions scolaires sont organisées par le Conservatoire pour faire découvrir ce site unique aux enfants des communes alentour. Passionnante promenade d’une heure trente, le marais garde encore quelques secrets comme la tourbière qui abrite une espèce de plante carnivore : sans nul doute l’objet d’une autre visite. Pour finir, les participants adressent leurs plus chaleureux remerciements à Armelle Pierroult pour la qualité de sa présentation. La prochaine fois, encore de la bonne humeur et des bottes pour tout le monde !